C’est trop risqué.

    Le soleil commençait juste à apparaître, le vent caressait le feuillage et le chant des oiseaux s’éveillait. Il s’élevait au-dessus du ciel, au-dessus des nuages, au-dessus de ces faibles rayons de soleil. Mais, il n’arrivait pas à prendre le dessus sur mes pensées noirâtres. La fine brise s’éclatant sur mon visage n’arrivait pas à apaiser mon esprit. Et cette source de chaleur ne parvenait pas réchauffer mon cœur. Je ne pouvais, au sein de ce paysage calme, me laisser aller à baisser mes armes. Je ne pouvais croire être en totale sécurité. Je ne pouvais espérer être dans un endroit entièrement sain. Il m’était impossible d’ôter de mon cerveau cette douleur fatigante, ces déceptions récurrentes et ce mépris grandissant pour le monde qui m’entourait. Il était finalement plus dangereux de se laisser aller à cet infime bonheur que d’être prisonnière de mon mal être. Le calme absolu laissait une plus grande résonance aux idées noires qui se bousculaient dans ma boîte crânienne. Non, je ne peux pas. Je n’y arriverai pas. Je ne parviendrai pas à les fuir. Elles sont rapides, bien trop futées pour mon corps affaibli. Elles me rattraperont c’est certain, elles me plaqueront violemment au sol et prendront de nouveau possession de ma carcasse. Elles briseront ce mince espoir d’être libre, et cela sera finalement bien plus douloureux de constater un nouvel échec.

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